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Satisfaction de l’Inspecteur général des Forces armées du Togo, en visite au MCN

En visite de travail et d’amitié au Sénégal à l’invitation du Général de corps d’armée Cheikh WADE, ADJITONOU Komlan, Inspecteur général des Armées du Togo a été reçu par Christian DIATTA, le Secrétaire Général du Musée des Civilisations Noires, ce jeudi 10 décembre 2021 à 10 h. Sous la conduite du Général de division El Hadji Daouda Wade et en présence d’autres d’officiers supérieurs, le Haut gradé togolais a pris près de trois heures d’horloge pour passer « en revue » la riche collection des œuvres des pays africains conservées au Musée des civilisations noires : Afrique Berceau de l’Humanité, Contribution de l’Afrique à la Science et à la Technologie, l’Histoire de la Métallurgie en Afrique, les Lignes de continuité, les Civilisations africaines continentales, les Appropriations africaines des Religions Abrahamiques, Femmes africaines et Leadership politique et Maintenant l’Afrique. La dernière exposition sur « Iba NDIAYE : retour sur l’image » dont le vernissage s’est déroulé lors du 3ème anniversaire du musée a aussi été visitée par la délégation togolaise À la fin de sa visite, l’Inspecteur Général des forces armées du Togo a consigné ses sentiments dans le livre d’or du MCN : « Merci pour ce moment de partage, ce plongeon, à la fois vertigineuse, ludique et initiatique dans les entrailles de l’Afrique éternelle et riche d’un passé glorieux, porteuse de l’avenir de l’Humanité ». Après la photo de famille regroupant les visiteurs et l’équipe du MCN, le Général Niang a tenu à dire quelques mots de remerciements, en insistant sur la qualité des relations entre l’Armée Sénégalaise et le Musée des Civilisations noires.

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Le musée des Civilisations noires fête ses 3ans

C’est dans la sobriété – mais avec un programme de haute facture – que le Musée des Civilisations noires a fêté, le lundi 6 Décembre 2021, le 3ème anniversaire de son ouverture au public. Deux activités phares ont marqué cette journée anniversaire de l’aboutissement d’un projet culturel entamé il y a 65 ans à la faveur du Festival Mondial des arts nègres. : une conférence et une exposition sur Iba NDIAYE. En dépit des difficiles moments engendrés par la pandémie du Covid 19, le Musée des Civilisations noires a eu, en 2021, une programmation riche et variée avec notamment, l’Exposition de Khalilou Kassé, l’Exposition de John One, le Centenaire du Pr Amadou Mokhtar Mbow, l’Exposition de Leonardo Da Vinci, le Marathon d’Eiffage, l’Atelier continental sur la restitution des biens culturels et du patrimoine…. Une sublime conférence sur la vie et l’œuvre de l’artiste Iba NDIAYE, complétée par une exposition en son hommage a été le point culminant des activités marquant le 3ème anniversaire du MCN. Dans une conférence animée par Dr Malick NDIAYE- Conservateur du Musée africain Théodore Monod – la vie et l’œuvre du maître-peintre Iba NDIAYE, humaniste et chercheur qui a beaucoup inspiré l’Ecole de Dakar ont été revisitées. Au cours du vernissage qu’il a présidé, le Secrétaire général, représentant le Ministre de la Culture et de la Communication a déclaré que le Directeur général a « inscrit sa démarche pour faire du Musée des Civilisations noires un instrument au service de l’Afrique et de la Diaspora », annonçant au passage « le retour symbolique, au mois d’avril 2022, de Picasso cinquante ans après sa première exposition au Musée dynamique de Dakar… ». Un hommage posthume a été rendu au Ministre Abdoul Aziz Mbaye, en présence de sa famille et des remerciements appuyés au mécène Gérard SENAC qui a facilité le retour au Sénégal des œuvres de Iba Ndiaye, offertes au gouvernement.

Exposition des œuvres de Iba Ndiaye : Retour sur image

Retour sur image revisite l’œuvre d’Iba Ndiaye, un patriarche de la peinture sénégalaise. Iba Ndiaye fut un chercheur intarissable dont la curiosité explora tous les registres de la peinture. Pédagogue, Il permit l’éclosion d’innombrables talents. Artiste il suscita des vocations. Mais Iba fut aussi un critique averti dont les écrits témoignent d’un esprit rare et très conscient des enjeux de son époque. En parcourant ses tableaux, on peut se sentir déconcerté par la pluralité des thèmes et références. Cependant, un fil relie la diversité d’approches, faites d’esquisse et de portrait, de nature morte et de paysage ; une impression s’impose à nous, aucun tableau n’est terminé, si tant est qu’une œuvre s’achève. Cette exposition est une métaphore du voyage, une invite à retourner sur les brèches laissées par Iba Ndiaye, une incitation à souffler sur des étincelles comme sur autant de chapitres d’une histoire de l’art à revisiter, mais surtout et pourquoi pas, à réécrire. Retour sur image – calibré dans un langage cinématographique – nous présente des séquences choisies, focus sur une créativité riche et exigeante, encore fraiche et énergique qui, par moments, rappelle les affinités d’Iba avec le septième art. Il autorise une nouvelle lecture de sa trajectoire faite de désobéissance au regard des canons et de la politique. Cette sélection d’œuvres, issue du legs de sa famille à l’État du Sénégal, fut acheminée à Dakar en 2014 grâce au concours d’Eiffage Sénégal et à l’indéfectible ténacité du Ministre de la culture Abdoul Aziz Mbaye, aujourd’hui arraché à notre affection.

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Le big show de Dadju au MCN

C’est paré de ses atours que l’Esplanade du Musée des Civilisations noires a accueilli, dans une ambiance électrique, des milliers d’ados venus communier avec la méga star DADJU, ce samedi 18 décembre 2021.

Dans un style décontracté, l’hôte de DJ Rakhou pour cette 3ème du Festi’Dakar a donné un concert live plein.

Ce méga concert qui connu plusieurs déprogrammations du fait de la Pandémie du Covid 19 a permis à l’artiste de revisiter son incroyable discographie dans laquelle le thème sur l’amour est récurent.

Ci après des images de Dadju au MCN

LE MUSEE DES CIVILISATIONS NOIRES FETE SES 3 ANS…

C’est dans la sobriété – mais avec un programme de haute facture – que le Musée des Civilisations noires a fêté, le lundi 6 Décembre 2021, le 3ème anniversaire de son ouverture au public. Deux activités phares ont marqué cette journée anniversaire de l’aboutissement d’un projet culturel entamé il y a 65 ans à la faveur du Festival Mondial des arts nègres. : une conférence et une exposition sur Iba NDIAYE. En dépit des difficiles moments engendrés par la pandémie du Covid 19, le Musée des Civilisations noires a eu, en 2021, une programmation riche et variée avec notamment, l’Exposition de Khalilou Kassé, l’Exposition de John One, le Centenaire du Pr Amadou Mokhtar Mbow, l’Exposition de Leonardo Da Vinci, le Marathon d’Eiffage, l’Atelier continental sur la restitution des biens culturels et du patrimoine…. Une sublime conférence sur la vie et l’œuvre de l’artiste Iba NDIAYE, complétée par une exposition en son hommage a été le point culminant des activités marquant le 3ème anniversaire du MCN. Dans une conférence animée par Dr Malick NDIAYE- Conservateur du Musée africain Théodore Monod – la vie et l’œuvre du maître-peintre Iba NDIAYE, humaniste et chercheur qui a beaucoup inspiré l’Ecole de Dakar ont été revisitées. Au cours du vernissage qu’il a présidé, le Secrétaire général, représentant le Ministre de la Culture et de la Communication a déclaré que le Directeur général a « inscrit sa démarche pour faire du Musée des Civilisations noires un instrument au service de l’Afrique et de la Diaspora », annonçant au passage « le retour symbolique, au mois d’avril 2022, de Picasso cinquante ans après sa première exposition au Musée dynamique de Dakar… ». Un hommage posthume a été rendu au Ministre Abdoul Aziz Mbaye, en présence de sa famille et des remerciements appuyés au mécène Gérard SENAC qui a facilité le retour au Sénégal des œuvres de Iba Ndiaye, offertes au gouvernement.

Exposition des œuvres de Iba Ndiaye : Retour sur image

Retour sur image revisite l’œuvre d’Iba Ndiaye, un patriarche de la peinture sénégalaise. Iba Ndiaye fut un chercheur intarissable dont la curiosité explora tous les registres de la peinture. Pédagogue, Il permit l’éclosion d’innombrables talents. Artiste il suscita des vocations. Mais Iba fut aussi un critique averti dont les écrits témoignent d’un esprit rare et très conscient des enjeux de son époque. En parcourant ses tableaux, on peut se sentir déconcerté par la pluralité des thèmes et références. Cependant, un fil relie la diversité d’approches, faites d’esquisse et de portrait, de nature morte et de paysage ; une impression s’impose à nous, aucun tableau n’est terminé, si tant est qu’une œuvre s’achève. Cette exposition est une métaphore du voyage, une invite à retourner sur les brèches laissées par Iba Ndiaye, une incitation à souffler sur des étincelles comme sur autant de chapitres d’une histoire de l’art à revisiter, mais surtout et pourquoi pas, à réécrire. Retour sur image – calibré dans un langage cinématographique – nous présente des séquences choisies, focus sur une créativité riche et exigeante, encore fraiche et énergique qui, par moments, rappelle les affinités d’Iba avec le septième art. Il autorise une nouvelle lecture de sa trajectoire faite de désobéissance au regard des canons et de la politique. Cette sélection d’œuvres, issue du legs de sa famille à l’État du Sénégal, fut acheminée à Dakar en 2014 grâce au concours d’Eiffage Sénégal et à l’indéfectible ténacité du Ministre de la culture Abdoul Aziz Mbaye, aujourd’hui arraché à notre affection.

Satisfaction de l’Inspecteur général des Forces armées du Togo, en visite au MCN

En visite de travail et d’amitié au Sénégal à l’invitation du Général de corps d’armée Cheikh WADE, ADJITONOU Komlan, Inspecteur général des Armées du Togo a été reçu par Christian DIATTA, le Secrétaire Général du Musée des Civilisations Noires, ce jeudi 10 décembre 2021 à 10 h. Sous la conduite du Général de division El Hadji Daouda Wade et en présence d’autres d’officiers supérieurs, le Haut gradé togolais a pris près de trois heures d’horloge pour passer « en revue » la riche collection des œuvres des pays africains conservées au Musée des civilisations noires : Afrique Berceau de l’Humanité, Contribution de l’Afrique à la Science et à la Technologie, l’Histoire de la Métallurgie en Afrique, les Lignes de continuité, les Civilisations africaines continentales, les Appropriations africaines des Religions Abrahamiques, Femmes africaines et Leadership politique et Maintenant l’Afrique. La dernière exposition sur « Iba NDIAYE : retour sur l’image » dont le vernissage s’est déroulé lors du 3ème anniversaire du musée a aussi été visitée par la délégation togolaise À la fin de sa visite, l’Inspecteur Général des forces armées du Togo a consigné ses sentiments dans le livre d’or du MCN : « Merci pour ce moment de partage, ce plongeon, à la fois vertigineuse, ludique et initiatique dans les entrailles de l’Afrique éternelle et riche d’un passé glorieux, porteuse de l’avenir de l’Humanité ». Après la photo de famille regroupant les visiteurs et l’équipe du MCN, le Général Niang a tenu à dire quelques mots de remerciements, en insistant sur la qualité des relations entre l’Armée Sénégalaise et le Musée des Civilisations noires.

RESTITUTION DES BIENS CULTURELS : DES EXPERTS POUR BÂTIR SUR UNE STRATÉGIE COMMUNE AFRICAINE

L’Union africaine (UA), en partenariat avec le Musée des Civilisations noires (MCN) organise, du 30 novembre au 2 décembre 2021 au Sénégal- un « Atelier continental d’experts sur la restitution des biens et du patrimoine ‘’ aux fins de bâtir une stratégie africaine commune. Ainsi l’Afrique pourra ‘’parler d’une seule voix’’, a dit la directrice du développement social, de la culture et du sport de la commission de l’UA, Mariama Mohamed Cissé.  
‘’Cette rencontre permettra aux experts d’échanger sur la possibilité pour les Etats Africains de parler d’une seule voix et d’avoir des documents continentaux pour pouvoir demander la restitution des biens et du patrimoine culturels de l’Afrique qui ont été volés à l’Afrique’’, a-t-elle déclaré.   
Cet atelier continental des experts de l’Afrique sur la restitution des biens culturels entre dans le cadre de la feuille de route des activités de l’année 2021 déclarée par l’Union Africaine ‘’Année des arts, de la culture et du patrimoine’’, souligne la directrice.  
‘’Les consultations seront longues’’, dit-elle, mais ‘’nous espérons finaliser les documents de consultation sur la restitution de biens du continent l’année prochaine’’.   
Le directeur général du Musée des civilisations noires, le professeur Hamady Bocoum estime pour sa part qu’il faut mettre en cohérence tout le monde et parler d’une seule voix.   
Pour lui, ‘’il est important de se battre pour la restitution des biens et du patrimoine culturels qui ont été volés à l’Afrique pendant de longues périodes’’.   
Mais, souligne-t-il, il est aussi important de regarder ce qui se passe chez nous et d’avoir beaucoup d’attention par rapport aux recherches archéologiques, mais aussi par rapport à la production contemporaine.   
Car, selon lui, ‘’le patrimoine de demain c’est ce que nous produisons aujourd’hui’’.  
‘’Le patrimoine est quelque chose de très complexe, il ne faut pas qu’on soit tout le temps rivé sur ce qu’on a perdu qui sera certainement retrouvé, mais ce que l’on est en train de reconstruire personne ne peut le préserver à notre place’’, insiste-t-il. 

Le Marathon en toute beauté, au MCN !

L’épreuve emblématique du Marathon de Dakar a fait son retour ! Et pour cette édition 2021, c’est l’Esplanade du Musée des Civilisations noires qui a été choisie par Eiffage pour accueillir toutes les activités.
Le samedi 20 novembre déjà, plus de 5 mille amateurs ont convergé vers le Musée des Civilisations noires pour participer à la Randonnée pédestre de 10 km à travers les artères de Dakar.
Les enfants n’étaient pas en reste, eux qui ont rivalisé et pris plaisir dans le Kids stadium.
Toutes les commodités étaient offertes pour rendre agréables les manifestations sportives proprement dites : restauration, stand d’animation culturelle, démonstrations sportives, …
Le lendemain à 7 h du matin, l’épreuve reine du Marathon de Dakar est lancée sur le parcours officiel de 42,195 km.
Ce parcours, qui intègre fortement la dimension culturelle, est tracé sur mesure pour découvrir les monuments incontournables de la ville de Dakar tels que la Mosquée de la Divinité, la Place du Souvenir africain ou encore le Monument de la Renaissance. Ce Marathon est ouverte aux coureurs licenciés et non licenciés nés avant le 31 décembre 1999 (âge minimum : 20 ans) et aux personnes à mobilité réduite. Quant au Semi-marathon, ouvert aux coureurs licenciés et non licenciés nés avant le 31 décembre 2001 (âge minimum : 18 ans), il est couru sur un parcours officiel de 21,097 km, empruntant pratiquement le même circuit culturel que le Marathon.

INSTALLATION DE LA COMMISION DE RESTITUTION DU PATRIMOINE CULTUREL SÉNÉGALAIS

La Commission spéciale pour la restitution des œuvres des collections sénégalaises détenues par les musées occidentaux a été installée, le 16 novembre 2021, par le Secrétaire général du Ministère de la Culture et de la Communication, en présence du PCA et du Dg du Musée des Civilisations noires.

Cette commission a présenté une esquisse de plan d’action recommandant la poursuite et l’élargissement du processus enclenché par le président français Emmanuel Macron. 

  ‘’Nous avons estimé que le processus est lancé, il faut déjà l’élargir et le poursuivre. Nous avons le Sabre d’El Hadji Omar TALL, le Bénin a reçu 26 œuvres d’art pillées par l’armée coloniale lors de la mise à sac des palais du roi d’Abomey, à la fin du 19e siècle’’, a expliqué le rapporteur Ousseynou Wade, Conseiller technique au musée des Civilisations noires.  

Il estime que la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso’’ et ‘’d’autres pays d’Afrique’’ devraient suivre pour ainsi se voir restituer des œuvres d’art confisquées durant l’époque coloniale.   

Il est important que d’autres pays de la sous-région et l’Union africaine s’engagent dans ce processus, a-t-il insisté.   

La commission spéciale, qui est dans une dynamique nationale et une logique sous régionale et continentale, rappelle qu’une structure avait été mise en place en juillet 2019 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le retour des œuvres d’art africain.   

La France, un exemple à suivre

Les membres de la commission spéciale estiment que le signal donné par la France doit être suivi par tous les pays détenteurs des œuvres africaines.   

En tournée africaine à Ouagadougou au Burkina- Faso le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron avait annoncé son engagement pour un ‘’processus de +restitution temporaire ou définitive du patrimoine africain d’ici 5 ans+.

Le 17 novembre 2019, à Dakar, le premier ministre français Edouard Philippe a symboliquement remis au président Macky Sall le sabre d’El Hadj Oumar Tall.

Plus récemment, la France a procédé à la restitution, au Bénin, de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey, pillés en 1792 par l’armée coloniale française.  
‘’Il faudrait que le signal donné par la France soit également suivi par tous les autres pays qui sont détenteurs dans des conditions extrêmement douloureuses d’œuvres qui ne sont pas des pays qui les accueillent aujourd’hui’’, a exhorté Ousseynou Wade.   

Il a annoncé que la commission spéciale va travailler avec les représentations diplomatiques du Sénégal à l’étranger, pour identifier des œuvres sorties illégalement du territoire national.   

La commission déjà à l’œuvre  

Le travail de la commission spéciale a déjà commencé avec cet atelier, a-t-il expliqué, soulignant que la question de la restitution des œuvres d’art africain ne se pose pas en termes d’espace d’accueil.   

‘’Les œuvres ont été illégalement sorties du territoire africain. S’il est évident que ces œuvres ont été extraites de façon autoritaire, ou par la ruse, nous avons l’obligation de les réclamer et faire en sorte que les conditions les meilleures du retour dans les pays d’origine soient effectives’’, indique le rapporteur.   

Mais, pour la commission, il est nécessaire d’avoir ‘’la conviction que ce sont des œuvres qui doivent être retournées’’. Ce qui suppose d’‘’identifier, documenter, situer, faire la traçabilité des œuvres’’.   

Les conditions de la restitution de ce patrimoine visé, qui est ethnographique, documentaire, audiovisuel, biologique, zoologique, etc., et les stratégies de conservation, de documentation, de promotion et de communication ont été discutées par les 12 membres de la commission et les directeurs des centres culturels régionaux conviés à l’atelier. 

Le rapport Sarr-Savoy comme base de travail

La base de travail reste le rapport de Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, publié en novembre 2018, suite à la volonté exprimée par le président français Emmanuel Macron de restituer les biens culturels spoliés à l’Afrique.   

Le ‘’Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain. Vers une nouvelle éthique relationnelle’’ avait été commandité par le président Macron, à la suite de son discours à l’Université de Ouagadougou le 28 novembre 2017.  

Selon Ousseynou Wade, la déclaration de Macron n’a été qu’un élément déclencheur. La question des œuvres africaines détenues dans les musées occidentaux avait été déjà posée depuis 1970, d’abord par les États et par l’UNESCO et des institutions régionales.   

Le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Habib Léon Ndiaye, a salué l’engagement des membres de la commission spéciale.   

‘’Le ministère va œuvrer au suivi des actions phares inscrites dans ce plan d’action en relation avec tous les acteurs intéressés par cette question pour parvenir à l’objectif fixé, qui est celui de la restitution des collections sénégalaises détenues par les musées occidentaux’’, souligne-t-il.  

Selon le rapport Savoy-Sarr, au moins 90.000 objets d’art d’Afrique subsaharienne sont dans les collections publiques françaises dont 70.000 au Musée du Quai Branly Jacques Chirac. 

Au MCN, les scientifiques planchent sur l’eau…

L’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar, l’Université Assane Seck de Ziguinchor et la Société Africaine des Membranes ont organisé, ce matin au Musée des Civilisations noires, la 3ème Conférence Internationale de la Société Africaine des Membranes. Cette manifestion scientifique se tiendra du 02 au 05 novembre 2021 autour du thème « Technologies membranaires et filtration pour un développement durable ». Des sous-thèmes aussi seront développés en partenariat avec l’International Water Association, notamment  » le dessalement, la défluoration des eaux saumâtres, le recyclage des eaux usées en milieu urbain, la potabilisation de l’eau en milieu rurale, l’usage de filtres dans les hôpitaux, dans les mines et contre la pollution de l’air ». Les meilleures communications seront publiées dans Journal of Membrane Science and Research. En marge de cette conférence, une session de formation de techniciens venus des pays de l’Afrique de l’Ouest sera organisée en partenariat avec l’Institut Européen des Membranes de Montpellier et la Chaire UNESCO SIMEV. Cette conférence en prélude du 9ème forum mondial de l’eau prévu à Dakar en 2022 enregistrera la participation d’institutions nationales et internationales.

LA MISSION DAKAR-DJIBOUTI

DES CHERCHEURS AFRICAINS ET FANCAIS SE RETROUVENT AU MCN

« La Mission Dakar-Djibouti », ce programme colonial qui a permis de collecter, entre mai 1932 et février 1933, des objets d’art, des enregistrements sonores, des clichés photographiques, des spécimens naturalistes et des fiches de terrain a fait l’objet d’une étude critique de la part des chercheurs venus d’Afrique francophone et de la France.

Ces journées d’études, de trois jours, consacrées à ladite mission ont été co-présidées par le président du Musée Quai Branly-Jacques Chirac de Paris, Emmanuel Kasarhérou et Hamady Bocoum, Directeur Général du Musée des Civilisations noires.

Ces journées d’études rentrent dans le cadre d’un projet de recherches et d’expositions, voire de restitutions des œuvres arrachées à 17 pays d’Afrique noire.

Aujourd’hui, l’objectif visé par cette Atelier international est de « mener une contre-enquête de cette mission coloniale qui avait, elle-même, défini ses méthodes d’enquête et se faisait octroyer des permis de capture qui leur donnaient l’autorisation de sanctionner toute personne refusait de répondre aux questions ».

Le président du Musée Quai Branly-Jacques Chirac de Paris, Emmanuel Kasarhérou, souligne qu’il s’agit pour les deux institutions muséales partenaires ‘’de parcourir cette histoire afin d’en avoir une approche critique et de partager les résultats de cette mission ainsi que les recherches qui ont été faites sur le sujet’’.

« Concernant la restitution, il s’agit de mettre à part les objets, sur lesquels d’un commun accord nous aurions une approche critique à mettre en valeur et ensuite de proposer à la Nation concernée les objets à restituer », a expliqué le Président Musée Quai Branly Jacques Chirac.

Le Directeur général du Musée des civilisations noires estime, pour sa part, que les documents probablement disparus ‘’vont permettre aux gens de comprendre le développement de l’Afrique actuellement’’.

Selon Hamady Bocoum, « l’intérêt de la mission, c’est moins les circonstances que les résultats disponibles ». Il signale que le Musée Quai Branly-Jacques Chirac est en train de faire un travail exceptionnel en documentant tous les objets et en donnant des informations précises sur leur provenance. Hamady Bocoum relève ainsi qu’avec cette transparence, ‘’les Africains vont découvrir de nouvelles gammes musicales qui avaient disparu avec cette mission’’.
Ces journées d’études ont enregistré la présence de chercheurs et responsables de musées des pays traversés par la mission, dont le Sénégal, le Mali, le Tchad, le Bénin, le Cameroun, l’Éthiopie et Djibouti ainsi que des universitaires français.

Il faut rappeler que La Mission Dakar-Djibouti a abouti à la collecte de 3 276 objets, de 6000 clichés de photographies, de près de 2 000 spécimens naturalistes, des enregistrements sonores et de plus de 10 000 fiches de terrain.

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