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EXPOSITION INAUGURALE

Civilisations Africaines : Création Continue de l’Humanité
L’exposition inaugurale intitulée Civilisations Africaines : création continue de l’humanité s’appuie sur les quatre étages pour organiser les séquences en thèmes : le Berceau de l’humanité, les Civilisations africaines continentales, la Mondialisation de la Négritude et Maintenant l’Afrique.

Civilisations Africaines : Création continue de l’humanité » mêle similitudes et différences, esquissant ainsi le cadre qui cerne les liens à l’œuvre dans le long cheminement de la genèse de l’humanité en Afrique, depuis l’australopithèque jusqu’à l’Homo Sapiens Sapiens.

Cette exposition inaugurale constitue donc un processus d’articulation – d’une Afrique imaginée s’étendant au-delà de ses frontières continentales, incluant les civilisations africaines nées des traites esclavagistes transatlantique « Passage du Milieu », transsaharien, et à travers l’Océan Indien - ; soulignant ainsi la continuité au sein d’un processus qui réexamine le passé à la lumière de nouvelles configurations.

Elle montre l’incroyable diversité créative des civilisations noires. Les œuvres sont des réponses aux défis d’ordre culturel, économique, éthique, technique d’une Afrique debout et qui prend son destin en main.

L’AFRIQUE BERCEAU DE L'HUMANITE

Il est maintenant admis que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Pour en arriver à cette évidence, il a fallu des décennies d’efforts de scientifiques d’Afrique et d’ailleurs pour exhumer du paysage lunaire de la Rift valley et des profondeurs du désert tchadien les restes fossilisés de nos lointains ancêtres. « Toumaï » et « Dinknesh », qui sont aujourd’hui reconnus comme les précurseurs du genre humain. Ils sont les témoins de la marche inexorable du genre humain vers plus d’humanité, plus de technicité et surtout plus d’inventivité.


L’HISTOIRE DE LA METALLURGIE EN AFRIQUE

Les acquis de la recherche au cours des trois dernières décennies permettent de situer l’apparition du fer en Afrique, au moins, dans la seconde moitié du troisième millénaire avant notre ère. Il apparaît aussi, sur la base des fouilles, datations et analyses métallographiques, que le patrimoine africain dans le domaine de la conception des installations techniques et du traitement des aciers, est d’une richesse et d’une originalité exceptionnelles.


CIVILISATIONS AFRICAINES CONTINENTALES

En Afrique, le masque et la statuaire sont fondamentalement une valeur spirituelle et métaphysique et un concept socioculturel qui aident les peuples africains à créer leur sens de ce qui constitue l'ordre, la loi, l'autorité et la bonne façon dont les gens devraient être gouvernés. Les masques sont la représentation de l'origine ancestrale africaine et de l'autorité qui rend compte de ce qui constitue la valeur humaine et sa signification. Les ancêtres spirituels sont la source de la vie, de l'ordre et la continuité dans toute communauté africaine.


LES LIGNES DE CONTINUITE

La confrontation la plus directe est l'alignement de la Négritude avec la négativité. La question d’être interpellé, appelé où localisé dans une identité subordonnée à une autre humanité est bien documentée. Par ces moyens, le sujet humain d'ascendance africaine est forcément fixé dans une position identitaire qui est déjà subordonnée d’où le déplacement racial et la fracture en plusieurs autres identités.
"Noir" et "Négritude" sont devenus des termes d'autonomisation et de ré-sémantisation hors de l'abjection. Ils accompagnent l'activisme des peuples africains qui ont également utilisé "l’Esthétique noire" pour récupérer la subjectivité noire pour un usage politique et créatif.

L’APPROPRIATION DES RELIGIONS ABRAHAMIQUES

Parmi les influences extérieures que les sociétés africaines ont eu à subir au cours de leur évolution et qui ont profondément marqué leur destin, l’Islam n’en est pas la moindre de par son idéologie et ses institutions.
Le Darussalam, le royaume de la paix, se superpose à l’Empire colonial.
Ici, l’Islam est soufi—Islam des sectes et des confréries —un effort pour dépasser le formalisme et prévenir la décadence qui menace la foi, par un développement spirituel, un approfondissement de la vie intérieure.


MONDIALISATION DE LA NEGRITUDE

L’arrachement des Africains à leur continent vers les Amériques, le Moyen Orient et l’Asie à travers l’esclavage transatlantique, transsaharien et de l’Océan indien est considéré comme le crime contre l'humanité le plus abject.
Des millions de personnes ont été déracinés, arrachés à leur famille à leurs communauté et déposées, dans des circonstances extrêmement brutales, sur des terres étrangères. La mondialisation de la Négritude, en tant qu'opératrice du rappel historico-culturel, représente le processus mental de récupération, de recréation et de défragmentation dans le but de se situer dans un espace et un lieu de complétude ontologique et épistémologique pour comprendre qui nous sommes et comment sommes-nous arrivés à nous connaître et à être.

MAINTENANT L’AFRIQUE

Maintenant l’Afrique rompt avec les entraves de l’unicentricité d’un art contemporain et invite à se démarquer de son ontologie, pour aller vers des pratiques dépassant la légitimation des structures exogènes, afin de défier encore une fois leurs limites. Ici, il est question d’un cadre conceptuel d’incarnation au sein duquel le créateur devient un médiateur servant à canaliser l’abondante énergie provenant des contemporanéités africaines.
Le défi que pose Maintenant l’Afrique face aux limites des discours périmés trouve un écho dans la dénonciation de cette vision erronée d’une hégémonie intellectuelle qui se veut l’idéal du XXIe siècle.

LES TISSUS DE NOTRE SOCIETE

Dès 5000 avant l’ère commune, les anciens Égyptiens ont commencé à cultiver et à tisser le lin. Une vieille poterie trouvée à Badari montre une représentation d'un métier à tisser datant de cette période, tandis qu'une image de la 12e dynastie de la tombe de Khnumhotep montre des tisserands utilisant un métier horizontal (vers 2400 avant l’ère commune. Les Nubiens avaient une industrie textile florissante, attestée par les images des pyramides de Méroé, celles de la grande reine Amanishakheto, ainsi que du pharaon Piye.
Plus tard avec l’épanouissement de plusieurs autres civilisations africaines, le coton est devenu un tissu plus communément utilisé.

FEMMES NOIRES ET PRODUCTION DE SAVOIRS

Les femmes noires ont apporté une contribution significative à l’éducation, à l'épanouissement et à l’avancement de leurs sociétés sur le continent et dans la diaspora. Elles ont participé aux combats anticoloniaux en tant que syndicalistes, leaders politiques et militantes aux plus hauts niveaux. Elles ont combattu dans des mouvements de libération aux côtés des hommes en tant que stratèges. Elles ont pris la direction des combats quand c’était nécessaire. Dans le monde contemporain, les femmes noires continuent de faire preuve de leadership politique et intellectuel et d'affirmer leur autonomie sociale et culturelle.

LE DIALOGUE DES MASQUES

L’objectif c’est de faire dialoguer des masques africains, européens, asiatiques, pré-colombiens et afro-brésiliens. L’idée principale est qu’ils transmettent différemment le même message ; « l’unité dans la diversité » dont notre monde a si grandement besoin.



CONTRIBUTIONS DE L’AFRIQUE A LA SCIENCE ET A LA TECHNOLOGIE

Les Contributions de l'Afrique à la Science et à la Technologie s'inscrivent dans une longue perspective. L'expérience historique de l'Afrique a commencé avec l'histoire initiale - également appelée préhistoire - qui dure jusqu'à l'émergence de l'Égypte pharaonique. Elle est suivie par l'histoire ancienne, de l'Égypte pharaonique aux rencontres soutenues avec l'Europe et l'Asie. L'histoire moderne vient après la décolonisation, ouvrant la voie à l'histoire contemporaine. Une systématique aussi simple n'a pas besoin de la division Préhistoire/Histoire. Cette exposition se concentre sur les grandes inventions, allant de la technologie lithique à la métallurgie.