CIVILISATIONS AFRICAINES

En Afrique, le masque et la statuaire sont fondamentalement une valeur spirituelle et métaphysique et un concept socioculturel qui aident les peuples africains à créer leur sens de ce qui constitue l'ordre, la loi, l'autorité et la bonne façon dont les gens devraient être gouvernés. Les masques sont la représentation de l'origine ancestrale africaine et de l'autorité qui rend compte de ce qui constitue la valeur humaine et sa signification. Les ancêtres spirituels sont la source de la vie, de l'ordre et la continuité dans toute communauté africaine.

L’HISTOIRE DE LA METALLURGIE EN AFRIQUE

Les acquis de la recherche au cours des trois dernières décennies permettent de situer l’apparition du fer en Afrique, au moins, dans la seconde moitié du troisième millénaire avant notre ère. Il apparaît aussi, sur la base des fouilles, datations et analyses métallographiques, que le patrimoine africain dans le domaine de la conception des installations techniques et du traitement des aciers, est d’une richesse et d’une originalité exceptionnelles.

FEMMES NOIRES ET PRODUCTION DE SAVOIRS

Les femmes noires ont apporté une contribution significative à l’éducation, à l'épanouissement et à l’avancement de leurs sociétés sur le continent et dans la diaspora. Elles ont participé aux combats anticoloniaux en tant que syndicalistes, leaders politiques et militantes aux plus hauts niveaux. Elles ont combattu dans des mouvements de libération aux côtés des hommes en tant que stratèges. Elles ont pris la direction des combats quand c’était nécessaire. Dans le monde contemporain, les femmes noires continuent de faire preuve de leadership politique et intellectuel et d'affirmer leur autonomie sociale et culturelle.

LES TISSUS DE NOTRE SOCIETE

Les acquis de la recherche au cours des trois dernières décennies permettent de situer l’apparition du fer en Afrique, au moins, dans la seconde moitié du troisième millénaire avant notre ère. Il apparaît aussi, sur la base des fouilles, datations et analyses métallographiques, que le patrimoine africain dans le domaine de la conception des installations techniques et du traitement des aciers, est d’une richesse et d’une originalité exceptionnelles.

L’Afrique berceau de l'Humanité

Il est maintenant admis que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Pour en arriver à cette évidence, il a fallu des décennies d’efforts de scientifiques d’Afrique et d’ailleurs pour exhumer du paysage lunaire de la Rift valley et des profondeurs du désert tchadien les restes fossilisés de nos lointains ancêtres. « Toumaï » et « Dinknesh », qui sont aujourd’hui reconnus comme les précurseurs du genre humain. Ils sont les témoins de la marche inexorable du genre humain vers plus d’humanité, plus de technicité et surtout plus d’inventivité.

Les Lignes de Continuité

La confrontation la plus directe est l'alignement de la Négritude avec la négativité. La question d’être interpellé, appelé où localisé dans une identité subordonnée à une autre humanité est bien documentée. Par ces moyens, le sujet humain d'ascendance africaine est forcément fixé dans une position identitaire qui est déjà subordonnée d’où le déplacement racial et la fracture en plusieurs autres identités. "Noir" et "Négritude" sont devenus des termes d'autonomisation et de ré-sémantisation hors de l'abjection. Ils accompagnent l'activisme des peuples africains qui ont également utilisé "l’Esthétique noire" pour récupérer la subjectivité noire pour un usage politique et créatif.

L’Appropriation des Religions Abrahamiques

Parmi les influences extérieures que les sociétés africaines ont eu à subir au cours de leur évolution et qui ont profondément marqué leur destin, l’Islam n’en est pas la moindre de par son idéologie et ses institutions. Le Darussalam, le royaume de la paix, se superpose à l’Empire colonial. Ici, l’Islam est soufi—Islam des sectes et des confréries —un effort pour dépasser le formalisme et prévenir la décadence qui menace la foi, par un développement spirituel, un approfondissement de la vie intérieure.

LE DIALOGUE DES MASQUES

L’objectif c’est de faire dialoguer des masques africains, européens, asiatiques, pré-colombiens et afro-brésiliens. L’idée principale est qu’ils transmettent différemment le même message ; « l’unité dans la diversité » dont notre monde a si grandement besoin.

CONTRIBUTIONS DE L’AFRIQUE A LA SCIENCE ET A LA TECHNOLOGIE

Les Contributions de l'Afrique à la Science et à la Technologie s'inscrivent dans une longue perspective. L'expérience historique de l'Afrique a commencé avec l'histoire initiale - également appelée préhistoire - qui dure jusqu'à l'émergence de l'Égypte pharaonique. Elle est suivie par l'histoire ancienne, de l'Égypte pharaonique aux rencontres soutenues avec l'Europe et l'Asie. L'histoire moderne vient après la décolonisation, ouvrant la voie à l'histoire contemporaine. Une systématique aussi simple n'a pas besoin de la division Préhistoire/Histoire. Cette exposition se concentre sur les grandes inventions, allant de la technologie lithique à la métallurgie.

PRETE-MOI TON REVE LA COLLECTION PANAFRICAINE

Prête-moi ton rêve remarquablement conçue à Casablanca par la Fondation pour le Développement de la Culture contemporaine africaine trouve tout naturellement sa place au MCN qui sera la première étape d’une itinérance qui contribuera à promouvoir davantage la production contemporaine africaine. Elle sera naturellement en dialogue avec les Grandes œuvres de la Biennale de Dakar qui a servi de révélateur à plusieurs artistes qui ont participé à l’exposition Prête-moi ton Rêve de Casablanca.

L’ECOLE DE DAKAR

Constituée de 170 tableaux de 18 artistes, la Collection Barbier est un des ensembles les plus importants de cette période de l’art contemporain du Sénégal, période qui s’identifie à la naissance d’une histoire de l’art connue comme « L’Ecole De Dakar », qui se situe entre les années 1965 et 1985. Jean Henry Barbier, français résident au Sénégal depuis 1948, décide en 2009 de retourner prendre sa retraite en France. Il emmène avec lui plus de deux-cent cinquante œuvres qu’il avait acquis auprès des artistes sénégalais. Quelques années plus tard, Barbier décide de faire revenir à Dakar ses œuvres et les confie à la Société Eiffage, convaincu de l’engagement d’Eiffage dans l’art et la culture, du sérieux dont l’entreprise fera montre dans la gestion des œuvres données. Son geste constitue un exemple de « restitution privée », un des premiers actes réfléchi de faire revenir des œuvres, pourtant légalement acquises, dans le lieu de leur création.